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par | Avr 14, 2026 | Uncategorized | 0 commentaires

                                                              L’ÉVASION DU MONT SAINT-MICHEL

 

Bonjour à tous, dans cet article, nous allons vous raconter comment s’est déroulée l’évasion de la prison hyper sécurisée du mont Saint-Michel d’Édouard Colombat. 

Édouard Colombat est un peintre qui, participant en tant que fabricant d’affiches contre le gouvernement pendant la révolution, fut arrêté par le préfet de la police de Paris Vidocq et fut envoyé au mont saint Michel en tant que prisonnier d’état pour y finir ses jours.

Quelques années passent, Colombat participe aux travaux de peinture dans la chapelle du mont Saint-Michel. Un jour, un incendie se déclare et menace tout le mont, Colombat dira même plus tard que les flammes dépassaient les plus hauts points du mont ! Les prisonniers furent réquisitionnés pour éteindre le feu, les prisonniers se dispersèrent pour maîtriser le feu. Muni d’une solide hache (pour abattre des poteaux de bois et sécuriser le foyer du feu), il suit le directeur de la prison, dans ses mémoires, il prétend même l’avoir sauvé des flammes après qu’il s’eut démis une de ses jambes ! C’est seulement deux jours plus tard que l’incendie fut maîtrisé. Le directeur promit de récompenser les prisonniers en revoyant leur peine. Mais parmi les 22 prisonniers d’État, seuls trois furent graciés et Colombat n’en fit pas partie. Déçu, il décida de s’évader.

 Le soir de l’incendie, il avait ramassé un robuste clou qui lui fut d’une grande utilité. Jours après jours, il gratte une dalle de sa cellule et jette le gravât par sa fenêtre, une fois décelé, il entame les travaux d’un tunnel vertical. 7 mois plus tard, il avait déjà creusé un trou 6 mètres de profondeur. 

Un jour, en retirant un bloc de pierre, il trouve un drôle de souterrain. L’odeur qui en sort est si infecte qu’il décide de laisser l’air pénétrer dans le boyau 4 jours durant. 4 lunes sont passées, à l’aide de sa lanterne, il avance doucement dans le tunnel, soudain, des ossements, des crânes, probablement des restes d’anciens prisonniers ! Il était tombé sur les oubliettes ! Une fois arrivé au fond du tunnel, une pierre, une énorme pierre qu’il met plus d’une semaine à retirer. Une fois retiré, il voit un sol. A 20 mètres en dessous de lui, le chemin de ronde des gardes, 10 mètres au-dessus de lui, la fenêtre de sa cellule. Il revient à l’intérieur en remettant la pierre et fait mine de jouer aux cartes avec ses compagnons pendant la ronde des gardes.

Colombat récolte des informations sur l’heure des marées auprès des gardes. Il parvient ainsi à obtenir beaucoup de petits détails qui s’avèreront très utiles lors de sa fameuse évasion

La nuit du 24 juin 1835, Colombat décide de tenter une sortie. La nuit est propice, il pleut des cordes et l’orage est au rendez-vous. Utile pour ne pas se faire repérer par les gardes.

Il dit “au revoir” à ses compagnons de cellule, coupe ses longs cheveux et sa grosse barbe, les place dans son lit pour faire mine d’y être lors de la ronde des gardes, prend ses cordes et pénètre dans sa galerie.

Arrivé au bout des oubliettes, il enlève la pierre et commence à dérouler sa corde. En haut, ses amis l’assurent à la force de leurs mains.

Quand il arrive au bout de sa corde, il se rend compte qu’il manque trois mètres ! Il avait mal calculé la longueur de sa corde ! Mais il est désormais trop tard pour reculer ! Il saute ! Il tombe 3 mètres plus bas sur le chemin de ronde. Il est blessé, mais continue son chemin.

100 mètres plus loin, il glisse dans sa précipitation et tombe dans le jardin du directeur de la prison. Une nouvelle chute de 3 mètres ! 

Soudain, il entend les gardes s’avertir entre eux car ils avaient entendu parler. Le bruit finit par se noyer dans la nuit noire. 

Colombat avance et passe devant la niche du gros chien du directeur ! Par chance, il dort encore.

Colombat continue sa folle descente et entend les gardes à plusieurs reprise.

Il déroule sa dernière corde et entame la dernière descente avant la liberté, 20 mètres de dénivelée verticale. Colombat décrira dans ses mémoires, cette descente comme un des moments les plus douloureux et horribles de sa vie ! Il s’est décrit les mains en lambeaux, à bout de force, respirant comme un buffle, entamant sa dernière descente vers sa nouvelle destinée.

Finalement, le corps sale, mêlé de transpiration et de sang, il touche le sable ! Mais la tâche est encore loin d’être accomplie. Jusqu’au matin, il marche, tombe, mais se relève ! Il évite péniblement les sables mouvants et évite au mieux de croiser les pêcheurs dans la nuit sombre.

A une heure du matin, le coup de canon, signifiant qu’un prisonnier à prit la fuite, retentit. Mais c’est trop tard, Colombat à déjà pris une calèche et sort de la ville.

Il se réfugiera en Belgique puis il s’éclate sur l’île de Guernesey jusqu’à ce que le gouvernement français qui l’avait emprisonné soit renversé.

Il reviendra en France et ouvrira une auberge à Caen où il racontera son histoire à tous les passants qui s’arrêteront pour une nuit. Son histoire se propage donc partout en Europe et même au-delà.

A la fin de sa vie, Colombat se retrouva privé de son côté droit ! Les meurtrissures de ses chutes lors de son évasion lui ont entraîné une paralysie !

Mais son témoignage reste gravé dans les mémoires des français !

Il est toujours connu comme étant le seul homme à s’être évadé de la prison du Mont Saint-Michel et sa fuite est considérée comme l’évasion la plus spectaculaire de l’histoire de la France !

Si nous avons pu vous racontez cette histoire c’est en partie grâce au livre que Colombat à Caen intitulé : Souvenir d’un prisonnier d’état, incendie du Mont Saint-Michel et évasion d’Edouard Colombat. Il est disponible en ligne ou dans les librairies. Nous vous le conseillons fortement.

                                                                                                                                               Airyskip et #KMB